Dirigeant Entreprises
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Deezer

Date de création : 2007

Activités : Musique - Service web

Effectif : 400

Site web : www.deezer.com


Siège social : 12 rue d'Athènes 75009 Paris

En 2014, le chiffre d’affaires de la société Deezer s’élève à 141,9 millions d’euros, ce qui représente une croissance de plus de 50%, puisqu’en 2013 il était de 92 millions d’euros. Plus de 50% des revenus sont réalisés en France mais cette proportion diminue puisqu’en 2013 le pourcentage était de 65%, preuve de l’internationalisation du service. Après la France, les marchés les plus importants pour la société sont l’Europe et l’Amérique latine.

En termes d’abonnés, Deezer compte plus de 6 millions d’abonnés à travers le monde, dont près de la moitié sont des abonnés actifs.

Le plus important concurrent de la plateforme française est le suédois Spotify, vient ensuite notamment le nouveau service Apple Music. Spotify a annoncé en 2014 avoir atteint les 20 millions d’abonnés.

Le catalogue de Deezer est composé de 35 millions de titres.

Comme de nombreuses entreprises innovantes, Deezer est déficitaire mais ses dirigeants expliquent que la priorité doit être placée dans la croissance, et notamment l’internationalisation du service, plus que dans un objectif de rentabilité.

La grande spécificité de Deezer est que 75% de ses abonnés sont issus de partenariats, ce qui représente 42% du chiffre d’affaires de la société au premier semestre 2015. Le partenariat le plus important est celui passé avec Orange.

Deezer prévoit une entrée en bourse d’ici la fin de l’année 2015.

Le siège de la société est basé à Paris, ses atouts : il possède sa propre salle de gym, son jardin et un mur de célébrités avec les autographes des artistes venus visiter les locaux ou participer à des concerts privés.

Le fondateur du site, Daniel Marhely, est encore aujourd’hui le président de la société.

Historique

L’histoire de Deezer commence en 2006 avec le site de musique Blogmusik.net, créé par un informaticien de vingt-deux ans, Daniel Marhely, mais obligé de fermer un an après sa mise en ligne pour cause de non-respect des droits d’auteur. Jonathan Benassaya, alors étudiant à l’ESSEC, rejoint le projet et l’équipe réussit à négocier avec les sociétés de gestion des droits d’auteur, et surtout la SACEM pour rouvrir le site. Deezer commence ainsi à diffuser de la musique en août 2007, avec l’accord de la SACEM. C’est le premier site français d’écoute de musique gratuite à obtenir un tel accord. Rapidement, la société Free annonce sa participation dans le projet et propose ce service de musique à ses abonnés.

L’objectif, ensuite, est d’obtenir l’accord des maisons de disque, afin de diffuser leur catalogue en toute légalité. Deezer se démarque des autres sites de musique parce que la plateforme propose l’écoute en streaming, comme une radio, contrairement à d’autres sites qui proposent le téléchargement des titres. Les accords avec les maisons de disque se négocient durant l’année 2008. Les catalogues de Sony, Believe, Because, Universal et Warner développent le répertoire de Deezer et en septembre 2008 ce sont plus de 3,7 millions de titres qui sont accessibles sur la plateforme. Le succès est au rendez-vous et plus le nombre de visiteurs augmente sur Deezer.com, plus les négociations avec les labels sont facilités.

Un cercle vertueux se met ainsi en place. En novembre 2009, Deezer inaugure son service payant, mais garde une option gratuite. La version gratuite est additionnée de publicités audio et dès 2011 une restriction limite la durée de l’écoute gratuite. Une autre limitation se met en place, du fait des différents accords passés avec les maisons de disque. En effet, en fonction de l’IP des auditeurs, des titres sont ou non accessibles dans certains pays. Cela se fait en parallèle de l’ouverture à l’international. En 2012 le service est ainsi accessible en neuf langues et dans des centaines de pays. Chaque année, la plateforme met à jour son service et propose de nouvelles fonctionnalités.

En 2010, un accord est passé avec Orange, la société de télécoms entre à ce moment-là dans le capital de la start-up.